Officiellement publiée jeudi soir par les instances organisatrices, la BoP des 24 Heures du Mans 2025 laisse entrevoir, au moins sur le papier, un bel affrontement entre plusieurs constructeurs de la catégorie Hypercar. Principal challenger de Ferrari, qui lui a succédé au palmarès ces deux dernières années, Toyota entend en profiter, tout en affichant une évidente prudence à l'heure d'observer des chiffres qu'il ne faut pas non plus surinterpréter.
Si chaque concurrent se doit de mesurer ses propos sur le sujet pour, conformément au règlement, ne pas "chercher à influencer l'établissement de la BoP" , Sébastien Buemi affichait au Pesage, samedi dans le centre-ville du Mans, une once d'optimisme.
"C'est dur à dire, parce tu ne sais pas trop ce que les autres font, c'est basé un peu sur l'année dernière, c'est difficile" , observe le pilote suisse. "Ce qui est sûr, c'est que c'est mieux que Spa. C'est dur à dire, ça a l'air similaire à l'année dernière. Le problème, c'est que c'est tout le temps par rapport aux autres."
"Ça a l'air d'être une BoP qui va rendre tout le monde plus rapide, donc on peut s'attendre à ce que la pole soit plus rapide que l'année dernière, surtout qu'il y a des parties de la piste qui ont été resurfacées... On devrait s'attendre à un chrono plus rapide, mais c'est toujours en comparaison aux autres. C'est sûr qu'il y a des deltas énormes entre la course de Spa et ici."
Sébastien Buemi au Pesage des 24H du Mans.
Photo de: Rainier Ehrhardt
Ce dont ne doute pas le quadruple vainqueur des 24 Heures du Mans, c'est de l'intensité qu'il devrait y avoir en course la semaine prochaine, et de l'importance de se maintenir dans le bon wagon pour avoir quelque chose à jouer dans les dernières heures.
"Il y aura beaucoup de bagarre" , prédit-il. "Après, je ne sais pas encore comment seront les conditions météo. Il va falloir être constant, fiables, et être bon quand c'est important. Tant que tu ne perds pas un tour au début, tu n'as pas besoin de faire tout parfaitement jusqu'à trois tours de la fin. C'est là qu'il faut commencer à avoir tous les arrêts au stand impeccables."
"C'est vrai que c'est un peu différent d'avant. Avant, la course se gagnait plus à la constance sur toute la course. Là, on peut se permettre d'être pas bien, et puis les Safety Car vont te remettre dans le jeu, et si tu es bien à la fin, voilà !"
C'est avec un programme et une voiture parfaitement maîtrisés que Toyota entre dans sa semaine mancelle. L'optimisation de son potentiel sera la clé, comme le rappelle Nyck de Vries , qui partage la n°7 avec Mike Conway et Kamui Kobayashi . "On doit maximiser ce que l'on a, c'est notre boulot" , prévient le Néerlandais. "Si la limite c'est de faire septième, alors on doit terminer septième, et si l'on peut gagner, on doit gagner."
Le tout dans un contexte qui marque le 40e anniversaire de la première participation de Toyota aux 24 Heures du Mans, et qui met à l'honneur les couleurs de la légendaire GT-One de la fin des années 90 avec une livrée spéciale sur la n°7. "Elle est incroyable, je trouve honnêtement qu'elle est magnifique" , conclut Nyck de Vries. "Je suis très privilégié de représenter cette voiture ce week-end."
Avec Téha Courbon
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