Le CISSS de l’Outaouais Affirme être Prêt pour l'Été : Préparations Renforcées pour la Saison Estivale
Si la période estivale s’annonce difficile dans le réseau de la santé en Outaouais, le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, Marc Bilodeau, soutient que son équipe est mieux préparée que l'été dernier.
Je ne pense pas qu’on avait les outils l’an dernier pour être capable de bien se positionner puis de bien réagir [...] On va en avoir encore des imprévus, mais je pense qu'on est mieux positionnés
, a-t-il affirmé en entrevue à .
Une saison sous tension
Malgré cette volonté de mieux planifier, plusieurs enjeux persistent. Sept salles d’opération seulement seront fonctionnelles cet été sur les 19 que compte la région. Cela s'explique notamment par le manque d'infirmières et d'infirmiers.
Le CISSS de l’Outaouais confirme également qu’il ne dispose que de deux chirurgiens plasticiens en poste, et qu’il devra faire face à une rupture de service en chirurgie vasculaire dès le 1er août, avec le départ du seul spécialiste en la matière.
À ce chapitre, des ententes avec les hôpitaux d’Ottawa sont envisagées pour répondre aux urgences.
Des leçons tirés de l'été dernier
Le plan de contingence mis en place par l’organisation s’inspire des leçons tirées l’été dernier et de la préparation hivernale.
Il vise à répartir les ressources de façon stratégique, notamment dans les secteurs les plus critiques comme la chirurgie, l’imagerie (en particulier l’angiographie), ainsi que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), où les délais d’évaluation restent préoccupants.
On reçoit plus de signalements qu’on a de capacité pour les traiter
, déplore M. Bilodeau.
Un syndicat déplore le manque de consultation
Du côté du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO), la présidente Karine D’Auteuil critique le manque de consultation de la part du Centre intégrés de santé et de services sociaux de l’Outaouais.
Non seulement on n’a pas été consulté, mais cela fait des semaines, voire des mois qu’on demande à rencontrer les directions
, affirme-t-elle.
Elle craint que la réduction des effectifs ne compromette la qualité des services offerts à la population et mène à une surcharge de travail, voire à des départs de personnel.
Avec une équipe réduite, tu viens épuiser ton équipe, ce qui fait à moyen long terme des départs en maladie, des départs de la profession.
L'Outaouais méprisée
Le docteur et président du Conseil des médecins, dentistes, pharmaciens et sages-femmes du CISSS de l'Outaouais, Peter Bonneville, pointe du doigt le sous-financement chronique de la région.
On doit avoir les moyens pour offrir à la population les mêmes services qu’ailleurs
, dit-il.
Je persiste à croire que l’Outaouais est méconnu, voire méprisé par Québec
, ajoute-t-il.
Malgré les obstacles, le président-directeur général du CISSS de l’Outaouais, Marc Bilodeau, se dit confiant que les actions entreprises permettront de mieux gérer les bris de services cet été.
Je ne dis pas que je ne suis pas inquiet. Mais juste qu'on est en meilleure posture que l'an dernier [...] On est plus en mode proactif
, conclut-il.
Avec les informations d’Anne-Charlotte Carignan et de Alexandra Angers
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